Après avoir été choisi par FG DJ Radio pour la mise en place d'une offre de voyages sur le site www.fgvoyages.com, Expedia ne compte pas s'arrêter là et envisage de multiplier les partenariats avec des acteurs dont le cœur de métier n'a rien à voir avec le tourisme.
Expedia Private Label avait déjà prévu il y un an qu'il s'intéressait à tous les e-commerçants. Aujourd'hui, la machine est lancée…Avant de signer avec la radio des clubbers et des DJ's, Expedia avait déjà contracté avec ADP. Ce qui n'avait pas manqué de déclencher un tollé dans la profession. En effet ces sociétés ne disposent pas de licence d'agent de voyages. Le Snav considère qu"une entreprise qui se livre ou qui apporte son concours à la vente de voyages doit rentrer dans le cadre réglementaire, et avoir une licence ou au moins une convention de mandataire". Richard Vainopoulos, président de Tourcom, veut mettre un terme à cette dérive et "instaurer des procès pour qui ne respecte pas la loi". Pour Fabrice Dariot, président de Bdv.fr, "il n'y a rien d'illégal à ce qu'une radio s'adosse à une agence en ligne, c'est un simple deal marketing".Go Voyages, le pionnier
Il fustige par contre "des monopoles, comme ceux des aéroports, utilisés avec de l'argent public servent des intérêts privés pour concurrencer des acteurs qui travaillent sur leurs fonds propres". Expedia n'est pas le premier à recourir à la marque blanche. Pionnier en la matière, Go Voyages recense aujourd'hui "1 206 sites partenaires, dont plus de la moitié n'a rien à voir avec le tourisme" précise Carlos Da Silva, PDG. Etant donné le nombre croissant d'acteurs qui s'improvisent agents de voyages sans avoir forcément les compétences et qui ne voient que les avantages dont ils peuvent en tirer, le dirigeant souligne que "ces sites qui ne sont pas des agences devraient indiquer clairement qui est responsable de la vente". En attendant, et devant le flou juridique, le boucher ou le boulanger, qui dispose d'un site Internet, peut endosser les habits d'agents de voyages. Pourquoi pas Bouchervoyages.com, avec en offre spéciale "Dégustation de steack en Argentine"... On peut s'indigner mais ce n'est pas une surprise. Expedia n'a jamais avancé masqué. En juin 2006, Julien Leroy, directeur du développement d'Expedia Private Label, déclarait. "Les transporteurs sont nos premiers clients. Il y a Alitalia et Bmi, par exemple. Et Eurostar joue bien le jeu." Et nous écrivions : "Les offices de tourisme et les grandes chaînes hôtelières font aussi partie des prospects d'Expedia Private Travel. Sans oublier les e-commerçants au sens large du terme, vépécistes, sites culturels ou acteurs de la grande distribution voulant élargir l'offre qu'ils proposent déjà à leurs visiteurs. Il existe un potentiel de ventes croisées". Par exemple: "je suis libraire, je vends des guides sur la Patagonie et je peux aussi proposer un voyage à mes clients".
